160 pages. January 2026. World rights available
Sigisbée : chevalier servant d’une dame, choisi par son mari, qui s’engage à l’assister et à l’accompagner en toutes circonstances, palliant ainsi les absences, ou parfois l’indifférence, de celui-ci. La pratique est courante dans l’Italie du XVIIIe siècle.
Comme de nombreuses jeunes femmes de l’aristocratie vénitienne du XVIIIe siècle, Caterina Querini est nantie d’un époux (choisi par sa famille) et d’un sigisbée (un jeune Français choisi par son époux). De ce trio amoureux est née une petite fille, Giulia, qui, à l’âge de trois ans, est enlevée par le sigisbée français.
Quinze ans plus tard, Caterina, pauvre et vieillissante, est cloitrée dans un couvent. Elle écrit à son ami Henri Beyle (le futur Stendhal) pour le charger de retrouver Giulia. Dans ses lettres, Caterina fait revivre l’âge d’or de Venise, entre fêtes superbes et complots politiques. Elle évoque son bonheur avec ces deux hommes qui l’aimaient, mais aussi les drames qui ont jalonné sa vie. L’affaire se complique lorsqu’Henri retrouve la jeune fille... et en tombe amoureux.
Mathilde Desaché a inventé́ une ascendance romanesque à Giulia Rinieri, une jeune italienne qui fut le dernier amour de Stendhal. Giulia Rinieri avait été élevée par son « oncle », qui était en réalité́ le sigisbée de sa mère. Stendhal évoque le sigisbéisme dans La Chartreuse de Parme.
C’est à douze ans que Mathilde Desaché, dont la famille vit alors au Japon, remporte son premier prix littéraire, avec une nouvelle publiée dans Okapi. Après un détour de quelques années par HEC et le monde de l’entreprise, puis par l’Éducation nationale, c’est au bord de la Loire, où elle tient une maison d’hôte, qu’elle a écrit son premier roman, Le Sigisbée.
Cicisbeo: a lady’s attendant or devoted knight, chosen by her husband, who undertakes to assist and accompany her in all circumstances, thus compensating for her husband’s absences - or at times, his indifference. The custom was common in 18th-century Italy.
Like many young women of the Venetian aristocracy in the 18th century, Caterina Querini has both a husband (chosen by her family) and a cicisbeo (a young Frenchman chosen by her husband). From this love triangle a little girl, Giulia, is born. When she is three years old, the French cicisbeo abducts her.
Fifteen years later, Caterina, now poor and aging, is confined to a convent. She writes to her friend Henri Beyle (the future Stendhal), asking him to find Giulia. In her letters, Caterina brings back to life the golden age of Venice, filled with splendid festivities and political intrigues. She recalls her happiness with the two men who loved her, but also the tragedies that marked her life. Matters become complicated when Henri finds the young woman… and falls in love with her.
Mathilde Desaché has imagined a fictional ancestry for Giulia Rinieri, a young Italian woman who was Stendhal’s last love. Giulia Rinieri had been raised by her “uncle,” who was in fact her mother’s cicisbeo. Stendhal mentions the practice of having a sigisbée in The Charterhouse of Parma.
At the age of twelve, Mathilde Desaché, whose family was then living in Japan, won her first literary prize with a short story published in Okapi. After several years at HEC and in the corporate world, followed by a period in the French education system, she wrote her first novel, Le Sigisbée, while running a guesthouse on the banks of the Loire.
The fate of a love triangle in 18th-century Venice.
A debut novel that wittily breathes new life into the epistolary genre.
Mathilde Desaché imagines a literary lineage for Giulia Rinieri, Stendhal’s last love.